Le pouvoir rend fou… et la richesse aussi ?

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Grâce à Martin Lessard, j’ai découvert une vidéo au sujet de l’impact de l’argent sur notre comportement.

Qu’on soit un dirigeant d’entreprise ou politique, on sait que le pouvoir induit des comportements déviants qui mènent parfois à ce qu’on appelle l’abus de pouvoir. Dit autrement : le pouvoir rend “fou” !

Cela ne concerne pas que les dirigeants au sommet de la pyramide. On trouve aussi des collaborateurs qui souffrent des “petits chefs” ou “chefaillons”. L’abus de pouvoir est le bien commun de tous ceux qui possèdent un morceau de pouvoir.

La vidéo ci-dessous relate une étude menée par l’université de Berkeley :

 

En résumé, ce qu’il faut retenir c’est que l’on n’EST pas honnête, généreux, respectueux, poli,… ou malhonnête, avare, irrespectueux,… On le DEVIENT dans un contexte particulier, dans certaines situations. Nous sommes donc tous potentiellement à risque !

Pour les dirigeants politiques, je n’ai malheureusement pas le temps de m’étendre sur les solutions à la mauvaise gouvernance mais le problème n’est pas : les idées (bonnes ou mauvaises), le marketing politique (promesses électorales tenues ou pas), les “autres” (immigrants, pays concurrents, mondialisation,…). Le coeur du problème est le mode de désignation des dirigeants et la façon dont ils sont personnellement contrôlés pendant l’exercice de leur mandat. Je pense à un contrôle entre pairs (peer to peer) dans une logique co-direction, co-décision, co-contrôle et non à un contrôle technico-bureaucratique qu’il soit interne ou externe, top-down ou bottom-up. J’ai un document de 60 pages qui décrit la chose techniquement mais trop long pour être mis sur un blog, contactez-moi si ça vous intéresse…

Vos commentaires sont les bienvenus !!!

Author: Olivier Zara

www.olivier-zara.com

4 thoughts on “Le pouvoir rend fou… et la richesse aussi ?”

  1. Merci Olivier pour ce partage.
    Cela peut aider à sortir de la philosophie du bon et du méchant qui tend à créer des camps et des conflits. Or cela pourrait être évité.

  2. Merci Olivier pour ton billet.

    L’étude est très intéressante.

    La co-création et la co-gestion requiert de la transparence et le partage d’actif.

    C’est effectivement lié au contexte. Par exemple, une coopérative est généralement construite avec des valeurs de partage et de co-création. Toutefois et malheureusement lorsqu’elle développe un très grand capital, elle finit par être dirigée par des gestionnaires que le pouvoir enivre.

    À mon humble avis, ce qui rend “fou” est l’absence de focus-client (vs focus-nombril) et la perte de conscience de l’environnement (économique, social et environnemental) dans lequel la personne évolue.

    Est-ce que jouer au Monopoly avec des règles inégales pourrait servir de thérapie pour “reconnecter” et conscientiser ceux qui ont des comportements dominants et dommageables envers les autres?

  3. Bonjour Olivier,

    Ton billet pertinent est juste dans la mesure où il pointe l’origine du mal. Comme syndicaliste j’ai longtemps cru que l’on arrivera un jour à pouvoir changer le monde.

    J’avoue volontiers ma faiblesse et (avec un peu de honte) que je me suis résigné à y renoncer….Les centres de pouvoir que j’ai fréquenté dans mon engagement militant m’ont appris que l’on restait focalisé dans le discours et non dans l’action.

    Malgré mon analyse déprimante, j’ai décidé de rester scotché dans l’action immédiate, visible, concrète et humaniste en devenant bénévole aux Restos du Coeur créé par Coluche. Un sursaut positif durable et concret dans la proximité et le vécu réel de mes concitoyens.

    Olivier continue à nous faire vibrer par tes analyses qui nous empêchent de somnoler tranquillement.

  4. Bah, le pouvoir en lui-même est une folie. Je parle surtout du pouvoir sur les hommes, parce que dans l’immense majorité des cas, le pouvoir sur les choses demande d’avoir du pouvoir sur les hommes. Alors demander si l’alcool rend alcoolique, c’est bizarre. L’addiction, dans les deux cas, s’installe rapidement. Moins rapidement pour l’alcool, parce que je ne connais pas d’alcoolique qui se soit un jour donné comme objectif de boire toujours plus.
    Et quel est le truc, dans le cerveau, qui crée cette dépendance ?

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