Combien de temps va durer la crise ?

Combien de temps va durer la crise ? Tout le monde se pose la question et tout le monde a une réponse : les experts, les citoyens, les politiques, les journalistes,… Oui, tout le monde a son idée sur la fin de la crise : les optimistes dans 6 mois, les prudents dans 4 ans et les pessimistes dans 10 ans.

Un homme politique a la responsabilité de nous vendre de la confiance et de nous annoncer que dans 6 à 9 mois, la croissance va revenir…. et de faire cette annonce tous les 3/4 mois de sorte qu’on ait en permanence l’impression qu’on va bientôt sortir de la crise. C’est leur mission, on peut presque dire qu’ils sont payés pour ça !

Un agent immobilier ou un banquier vous dira que c’est le moment d’acheter parce que les prix sont au plus bas et que la croissance va les faire remonter. Certes, ils sont juges et parties puisque si vous n’achetez rien, ils ne gagnent rien. On ne peut pas leur faire confiance mais on ne peut pas leur en vouloir non plus de nous raconter n’importe quoi !

A mon avis, tout le monde se trompe y compris et surtout ceux qui racontent n’importe quoi.

Il est impossible de savoir quand la crise va se terminer parce que presque personne n’a été capable de prévoir l’explosion du système en octobre 2008, combinaison d’une crise énergétique (pétrole) et d’une crise financière (subprimes) qui a provoqué ensuite une crise économique puis sociale. Comme le dit si bien Pierre Dac, les prévisions sont difficiles surtout lorsqu’elles concernent l’avenir.

Le 8 octobre 2008, je dînais à Paris avec mon ami Michel Saloff-Coste. Ce soir-là, je l’ai questionné sur la situation. Il m’a livré quelques idées que j’ai enrichies de mes discussions avec d’autres personnes, en particulier Carine Dartiguepeyrou :

– La croissance dépend d’énergies peu chères (le baril autour de 30 dollars par exemple).

– Le baril à 147 dollar en juillet 2008 a ralenti la consommation et de facto la croissance.

– La récession a réduit la consommation de pétrole qui a donc chuté à partir de juillet 2008 alors qu’on prédisait le baril à 200 dollars en décembre 2008.

– La baisse du prix du pétrole a entraîné une reprise de la consommation et donc de la croissance, mais du coup on voit depuis début 2009 le prix du pétrole qui augmente.

– La remontée du pétrole va de nouveau ralentir la consommation et donc la croissance.

– Ce mouvement de yoyo (croissance, décroissance) lié en grande partie au prix du baril de pétrole rend l’avenir incertain. Il pousse à la faillite les entreprises les plus fragiles (celles qui ont des dirigeants peu ou pas assez compétents, c’est l’heure de la purge managériale). Les entreprises qui survivent optent soit pour les licenciements, soit pour le gel des embauches. Il y aussi des entreprises qui vont très bien mais qui en profitent quand même pour licencier comme Google ou Microsoft qui va licencier 5000 personnes parce que son bénéfice n’est plus que de 3,045 milliards de dollars au 2ème trimestre 2009 soit une baisse de 17%.

– Plus de chômeurs, c’est moins de consommateurs. Or il faut 2 ou 3 trimestres de croissance pour que les embauches reprennent. Moins de consommateurs, c’est moins de consommation, donc moins de croissance donc des …licenciements donc plus de chômeurs, donc moins de consommation, donc…. on n’est pas sorti de l’auberge.

La crise du pétrole (la demande est maintenant durablement supérieure à l’offre – Cf. mon billet sur le sujet) et la crise financière (subprimes) a provoqué l’explosion d’une bombe nucléaire dont la première vraie détonation était selon moi le 6 octobre 2008. Quand sortira-t-on de cet hiver nucléaire ? Difficile à dire. Mais comment on en sortira, voilà une question plus urgente ! Il y a au moins une bonne réponse : trouver des énergies alternatives au pétrole qui soient PEU CHERES. Si l’énergie n’est pas chère, la consommation repartira et la croissance aussi, puis les embauches…

Filteris, une société canadienne spécialisée sur l’e-réputation, a créé le Krach Stress Index. L’analyse de 2.000 sites, blogs et forums indiquent une fin de crise dans 5 ans – Voir un article de presseVoir le rapport complet sur le site de Filteris. Certes, l’évolution du monde semble imprévisible, mais l’intuition collective est un des moins mauvais indicateurs. L’intuition collective est le fondement des “predictions markets” et des marchés financiers en général.

Le changement climatique va entraîner une crise climatique. Certains scientifiques affirment que l’Arctique aura totalement fondu en 2012 et que les conséquences de cette fonte sont à la fois imprévisibles et probablement très graves. Dans le film HOME de Yann Arthus-Bertrand, on annonce :

– 200 millions de réfugiés climatiques avant 2050

– Un milliard de personne ont faim mais plus de 50% des céréales commercialisées dans le monde est destiné à l’élevage ou aux agro-carburants.

– Les trois quarts des ressources de pêche sont épuisées, en déclin, ou à la limite de l’être.

– La température moyenne des 15 dernières années a été la plus élevée jamais enregistrée.

– La banquise a perdu 40% de son épaisseur en 40 ans.

Quand cette crise climatique va-t-elle prendre de l’ampleur et nous impacter dans notre quotidien ? On ne sait pas exactement, mais tout le monde est d’accord pour dire que cette crise est devant nous. Elle arrive et elle sera plus ou moins violente en fonction de ce qu’on fera et surtout de ce qu’on ne fera pas. Cette crise climatique va entraîner des perturbations économiques, alimentaires, politiques, sociales et plus si affinités. Dans 6 mois, dans 5 ans ou dans 10 ans, quelle sera l’impact de la crise climatique sur la crise actuelle ? En d’autres termes, est-il possible qu’on vive un “télescopage” ?

Mon objectif avec ce billet n’est pas de lancer une grande réflexion sur toutes les causes de la crise et toutes les solutions possibles. Il y a déjà assez de littérature sur le sujet ! Le plus important à retenir de mon billet n’est pas qu’il faut changer le système et les comportements individuels, qu’il faut plus d’éthique ou de développement durable, qu’il y a de l’espoir ou que je suis inquiet ! Tout ça, c’est vrai… mais les points les plus importants sont :

Le pétrole

A mon avis, tant qu’on verra dans la rue des véhicules rouler à l’essence au lieu de l’électricité ou l’hydrogène ou un équivalent du pétrole (nouvelle énergie similaire ou ersatz), je ne pense pas qu’on sortira durablement de la crise. Depuis plusieurs mois, je discute avec mon réseau de ces points et j’ai l’impression que la plupart des gens ne retiennent du contenu de ce billet que ce qui ne dérange pas leur bien-être quotidien comme rouler avec une voiture à essence. La voiture électrique, le vélo, la marche à pied, les transports en commun, le train,.. ?

Le climat

La “volonté” des scientifiques et des politiques de fonder leurs décisions et réflexions sur les scénarios optimistes alors que depuis des années, ce sont les scénarios pessimistes qui gagnent à chaque fois quand on fait le bilan des prévisions quelques années plus tard. Tout ça me fait penser à McCain nous expliquant en septembre 2008 que les fondamentaux de l’économie étaient solides et que tout allait bien. Autant je crois (un peu) à l’effet bénéfique du politique qui nous vend de la confiance parce que l’économie fonctionne sur la confiance. Mais le climat ne comprend pas les subtilités du discours politique. La démocratie ne compte pas : les gens veulent que tout reste comme avant et alors ? On est dans le monde physique, biologique et la planète semble avoir déjà voté pour le changement climatique contre l’avis du politique et des citoyens !

Heureusement, il y a des personnes éclairées et responsables que personne n’écoute comme Jean-Louis Borloo, ministre de l’écologie, que je cite : “Nous nous situons déjà dans le scénario le plus pessimiste élaboré par les scientifiques du GIEC. La vraie question n’est plus celle de savoir combien cela coûtera de faire la révolution écologique mais plutôt de savoir combien cela coûtera de ne rien faire. Le coût de l’inaction est vingt fois plus élevé que le coût de l’adaptation”.

Author: Olivier Zara

www.olivier-zara.com

9 thoughts on “Combien de temps va durer la crise ?”

  1. Comme je disais dans mon Tweet “sans changement de points de vue, je ne crois pas à des solutions possibles.”

    Si la mission des politiques est de nous vendre de la confiance, alors ce n’est pas / plus / une bonne mission. Elle est à reconsidérer … et vite.

    Pour les agents immobiliers et les banquiers, si leur rôle est d’être bonimenteurs, alors leur rôle est à reconsidérer … et vite.

    Et que penser du rôle de la croissance et de l’énergie qui va avec ? Est-ce vrai ? Est-ce du bon sens de miser sur cette idée ? Pourrait-on voir autrement ? Pourrait-on imaginer une économie non basée sur la consommation à tout prix ? Est-ce si difficile comme exercice ?

    Est-ce que les entreprises qui coulent ont vraiment comme cause un mauvais management ? Est-ce vrai ? Parfois, certainement, mais est-ce une réalité pour toutes ? Par exemple, voir les difficultés dans laquelle est mise l’entreprise Voltalis http://www.leparisien.fr/economie/quand-edf-combat-les-economies-d-energie-18-07-2009-583726.php?xtor=EREC-109

    Je parierai plutôt pour une inadéquation de l’entreprise au monde qui nous entoure aujourd’hui, tel qu’il est. Tant que la vocation première de l’entreprise sera le profit à tout prix, c’est à dire “manger” les autres entreprises et tout ce qui va avec, il n’y aura pas de sortie de crise. Mais est-ce possible ? Là est la grande question ! Pour l’instant, on ne voit presque rien venir. Normal, si l’entreprise ne joue pas le jeu, elle meurt sans rien emporter avec elle, pas de plus value. Comment y trouver son intérêt alors ? Autre grande question !

    Au sujet de Filteris, ne sommes-nous pas encore là dans la croyance ? Prédire l’avenir par du data mining de données ? Vraiment ? J’avoue que je n’y crois guère, mais peut-être que je me trompe.

    Et sur ta dernière question sur la crise climatique, oui, c’est une crise qui va se surajouter, qui se surajoute déjà d’ailleurs. Pas réjouissant.

    Que pouvons-nous donc faire ? Changer nos points de vue. Et arrêter de trouver des excuses aux multinationales et aux banques qui, mine de rien, font partie intégrantes de nos vies. Il va falloir, à moment donné, taper du poing sur la table, et mettre de l’éthique dans nos vies. Et les consultants pourraient y aider, en arrêtant pour une fois, de donner raison aux dirigeants et de les caresser dans le sens du poil. Je sais, c’est dangereux, il est possible alors de ne plus avoir de contrat, du moins pour certains. Mais pour ceux qui sont déjà implantés et qui ont une expertise reconnue, c’est possible. C’est un renversement à 180°, mais si c’est ça ou le mur, nous choisissons quoi ?

    Voilà, Olivier, excuse-moi peut-être de venir te donner mes remarques contradictoires aux tiennes sur ton blog, mais je sens ton inquiétude dans ce billet et il me semble que cette inquiétude provient d’un point de vue figé sur les possibilités de redémarrer l’économie. En effet, si les bases de l’économie restent les mêmes, il n’y aura pas de sortie, en tout cas, pas en douceur.

    Et pour finir, tu as remarqué, que je ne donne pas de réponses, je ne les ai pas. C’est à nous tous de plancher selon ses propres domaines de compétence et en concertation. Et tu sais que c’est possible, seulement, il va falloir que nous nous armions de courage, savoir dénoncer et même désobéir parfois pour y arriver. C’est le chemin le plus difficile et le moins confortable.

  2. La question n’est pas seulement de prédire quand la crise prendra-t-elle fin, ni quelle sera l’intensité de la reprise, mais elle est aussi de savoir si l’on s’est véritablement penché sur les causes profondes de cette crise ?
    J’ai le sentiment qu’aux yeux de certains, cette crise est une crise parmi tant d’autre, de plus forte amplitude, mais que la croissance finira bien par revenir. Est-ce une façon de se rassurer ? Il est vrai que toute vérité n’est pas bonne à dire.
    D’autres en revanche, ont déjà bien pris la mesure de cette crise qui n’est pas seulement une crise financière et économique, mais qui est également une crise énergétique, sociale, environnementale, une crise structurelle et non conjoncturelle.
    Quelque soit l’hypothèse défendue, il me semble peu probable que la reprise soit pour demain, et ce pour les raisons suivantes :

    – la reprise passe notamment par la consommation des ménages, or comme évoqué dans ton billet, la hausse du chômage engendrée par cette crise a un impact négatif sur le pouvoir d’achat de la population active, et donc un impact négatif sur la consommation.
    – Dans les pays anglo-saxons, on a voulu soutenir une économie en poussant les gens ayant un pouvoir d’achat restreint à l’endettement, ce qui a débouché sur la crise financière. Quand sera-t-il dans le futur ? Les gens verront-ils leur pouvoir d’achat augmenté ? Seules les entreprises peuvent en décider, en replaçant l’économie au service de l’humain et non l’inverse.
    – Les états sont intervenus dans le sauvetage des banques, c’est-à-dire que les dettes privées se sont muées en dettes publiques. La charge de ces dettes seront imputées inévitablement aux contribuables, et donc auront un impact négatif en terme de pouvoir d’achat. De plus, l’assainissement du système financier ne se fera pas en quelques semaines ni quelques mois.

    Seul un changement profond des mentalités peut nous diriger vers une piste durable et valable. Or, il semble que certaines mauvaises habitudes sont déjà occupées à reprendre du terrain (spéculation sur les prix du pétrole, ..)

    Il serait utile aussi d’analyser et de définir la pertinence de certains indicateurs économique, tels que le taux de croissance, qui exprime la progression des flux financiers, mais qui ne signifie finalement pas grand-chose, si à côté de cela, on ne mesure pas le taux d’emploi !
    Le taux de croissance tels qu’il est défini amène à constater des paradoxes : on se réjouit d’un taux de croissance élevé, parce que, par exemple le secteur pharmaceutique a bien performé, c’est-à-dire que la consommation de médicament a affiché une hausse, ce qui n’est finalement pas positif en soi, vu que cela signifie une dégradation de l’état de santé de la population. D’un autre côté, on considère que les heures de formation suivies par les employés d’une entreprise constitue un coût et engendre une perte de productivité, alors qu’elles constituent un investissement à long terme, une garantie d’employabilité de par les compétences acquises, et que, qui dit personnes formées dit formateur, c’est-à-dire des emplois durables ..et écologiquement neutres.
    Le taux de croissance n’exprime en rien le taux de développement. Or, à mes yeux, le taux de développement est beaucoup plus important sur le long terme.

    Le développement d’une nouvelle économie, englobant des critères de durabilité me semble la seule alternative viable. L’histoire nous a montré que seuls les changements nous font progresser. Je ne puis écrire ces lignes sans évoquer un économiste belge, Geert Noels, auteur d’un livre qui s’intitule « Econochoc », et qui dit clairement que nous vivons actuellement un choc d’une amplitude similaire à celui vécu il y a 200 ans lors de la révolution industrielle. Ce choc aura à coup sûr un impact sur notre vie future, ainsi que sur celle des futures générations. Il y aura les entreprises et les gens qui s’adapteront et qui auront su s’adapter, et les entreprises qui disparaîtront.

    A titre exemple, je recevais ce jour une brochure d’une grande chaine de distribution belge, qui est pionnière en matière de développement durable. Elle produit une partie de son énergie elle-même par le biais d’éoliennes, de panneaux solaires, alloue des primes aux employés qui se déplacent en transport en commun, ainsi qu’un vélo à ceux qui se rendent à vélo sur leur lieu de travail. Elle prévoit de finaliser son plan de développement durable pour l’année 2011, alors que l’objectif initial était fixé à 2015.
    L’objectif fixé est d’être une entreprise neutre en matière d’émission de CO2.
    La lecture d’une telle brochure incite à l’optimisme. Il est à souligner que cette chaîne de distribution a encore augmenté sa part de marché en 2008, et qu’elle engage encore cette année pas moins de 300 personnes, ce qui prouve que développement durable et économie ne sont pas incompatibles.

    Est-ce que nous assisterons à un télescopage, difficile d’y répondre. Une chose est sûr, c’est qu’il n’y a pas de certitude, et que finalement, seul le doute peut nous amener à progresser, à changer.

    Voilà mon premier commentaire sur ton blog ! Après avoir lu tes bons conseils prodigués dans ton livre, j’espère que ce premier exercice est convaincant !

    Eric

  3. Bonjour,
    Dire que personne n’a prévu cette crise c’est fermer les yeux sur les rapports de certains experts : Bernard Lietaer (1999 : Future of Money), Paul Jorion (commencé en 2004, publié en 2007 : Vers la crise du capitalisme américain?), et il me semble qu’il y en avait d’autres Roubini peut-être.. En tout cas en 2006 en Caroline du Sud on avait alerté sur ces risques, proposé une régulation afin d’éviter le pire et rien n’a été fait.

    Tout ça n’est pas arrivé par hasard, et ce n’est pas la première fois. Le système est vicié à la base et il fonctionne sur la rareté de la monnaie, l’accumulation du capital entre un nombre de main de plus en plus petit, c’est normal que ça déraille à chaque fois, et de plus en plus vite.

    On ne sortira de l’état de crise que quand on aura trouvé et installé un autre système qui change la donne et les règles du jeu.

    On ne peut pas continuer de jouer à ce monopoly géant où le but est de ruiner le voisin et de finir premier avec tout le capital présent sur la table.

    Il est temps de reprendre contrôle du système monétaire, à toutes les échelles possibles et de le plier à nos besoins en créant des monnaies avec des règles permettant de favoriser le développement durable, l’utilisation d’énergie renouvelable, l’embauche sociale etc…

    Si on ne le fait pas, ceux qui ont la monnaie et son contrôle ne le feront pas, et il faudra encore des milliers de milliards de dollars pour étancher les trous réalisés par nos capitalistes à grande soif. Ceci, au prix du contribuable bien sûr.

    Cette situation est en impasse, et on n’a encore rien vu de la crise en Europe. Chômage en masse, Entreprises, banques et Etats vont faire banqueroute par manque de liquidité.

    Le temps des monnaies complémentaires est venu!

    1. @zoupic
      Merci pour cet éclairage ! J’ai découvert ces monnaies en 2002 grâce à Jean-François Noubel et j’avoue n’avoir jamais pris le temps de creuser la question.
      Sur la prédiction de la crise, j’ai eu la prudence de dire “presque” : “presque personne n’a été capable de prévoir l’explosion du système”. Effectivement, Roubini fait partie de ceux qui l’ont prédit.

  4. Cela tombe plutôt bien qu’on ait à la fois une crise financière et une problématique de développement durable.
    L’absence d’innovation conduit aux crises nous disent certains économistes (ex :Mensch). Et a contrario, les crises sont un stimulus à l’innovation, selon le modèle de la métamorphose de Freeman Mensch. Et on parle là d’ innovation fondamentale avec « essaimage en grappe » (Schumpeter) , qui représente un levier pour l’ économie . L’ énergie (durable !) en fait partie. Alors si les innovations type nouvelles énergies durables redessinaient une économie nouvelle, si les états reprenaient un peu la main sur ces mannes de valeur et calmaient l’ardeur des financiers (on a vu de bonnes résolutions côté SEC et AMF) , on verrait alors le financier détrôné au profit de l’ingénieur (créateur de valeur —car la valeur est cruellement manquante à ce stade de la crise, où la prolifération de la monnaie est déconnectée de toute réalité)
    Ayons foi dans la connaissance et dans l’innovation, mais n’oublions pas les victimes de la crise qui elles n’ont pas l’énergie d’avoir foi…

    1. Il faut remettre en question les fondements même du système économique et politique que nous connaissons aujourd’hui sans quoi nous aurons ce genre de crise tous les 10 à 20 ans! Seul les travailleurs et les opprimés subissent cette crise. Les bourgeois et les dirigeants ont plutôt tendance à en profiter….

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