Le pic pétrolier mondial ? (Peak Oil)
Le pic pétrolier (Peak Oil), c’est maintenant !
Voici le témoignage d’un expert sur Radio-Canada (RDI) le 3 septembre 2009 (il y a une pub avant de 10 secondes !) :
Ce que j’ai trouvé intéressant :
- Le pic pétrolier mondial, c’est maintenant et … nul part ailleurs !
- Les nouveaux gisements découverts et à découvrir vont difficilement compenser les pertes de rendement des gisements existants. Leur exploitation sera très coûteuse et prendra du temps.
- Le prix du baril de pétrole ne descendrait pas en-dessous de 70$… à moins d’un miracle : du pétrole synthétique ?
Qu’en pensez-vous ?
Social Media Revolution
Voici une vidéo sur la révolution des médias sociaux et du Web 2.0 qui est le moteur de ces médias.
Le spectre d’une récession à «double creux»
A lire sur le site de Radio-Canada :
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Economie-Affaires/2009/08/25/001-crise-rechute.shtml?ref=rss
Cet article résonne avec l’idée du yoyo dans les prix du pétrole comme je l’indiquais dans mon billet Combien de temps va durer la crise ?. Je cite :
“Nouriel Roubini prédit aussi une flambée du prix du pétrole qui nuira à l’activité économique. Ainsi, la reprise sera faible et la rechute inévitable.”
Internet et le monde de demain
C’est si bon de trouver un billet qu’on peut reprendre en l’état et qu’on n’a même pas besoin de résumer ! J’apprécie aussi d’avoir un blog sans ligne éditoriale où je peux partager avec vous mes trouvailles diverses et variées sans me poser de questions.
Je vous invite donc à lire cette contribution de Fabrice Epelboin sur fr.readwriteweb.com :
Comment internet s’apprête a redéfinir le monde de demain
Voici la vidéo qui sert d’appui à ce billet :
I Love Democracy and You?
Ce billet est destiné aux citoyens actifs et à tous ceux qui veulent avoir une vue synthétique et globale du fonctionnement politique de notre monde et en particulier sur les différences nationales. Le contenu est un résumé de mes compétences en droit constitutionnel comparé. Je vais répondre à 4 questions :
- Quel système politique ?
- Qui décide de quoi ?
- Où doit-on décider ?
- Comment la démocratie doit-elle fonctionner ?
I. Démocratie, autocratie ou oligarchie : quel système politique ?
Dans la majorité des pays, le pouvoir appartient à un seul qui gouverne dans le cadre d’une autocratie, dictature ou monarchie.
Le pouvoir peut aussi appartenir à un petit groupe de personnes, une classe sociale, une élite (partis politiques, hauts fonctionnaires, religieux, industriels, syndicats, financiers,…) qui forment une oligarchie.
Dans quelques pays, le pouvoir appartient au peuple : on parle de démocratie. Dans une démocratie, le pouvoir est censé appartenir au peuple qui la plupart du temps le délègue à des représentants.
Mais la démocratie est critiquée pour ses faiblesses tout comme les dictatures et les oligarchies pour leur force excessive. Pour certains, la démocratie n’est pas transposable à toutes les cultures ou à tous les pays.
II. Démocratie directe, participative ou représentative : qui décide de quoi ?
Une démocratie directe est un système politique dans lequel les citoyens votent ensembles toutes les lois.
Une démocratie représentative est un système politique dans lequel les citoyens élisent des représentants pour voter à leur place toutes les lois.
Une démocratie participative est une démocratie représentative dans laquelle il existe des procédures de démocratie directe.
Les procédures de démocratie directe sont :
- Initiative populaire : Possibilité pour les citoyens de prendre l’initiative d’une loi en initiant la signature d’une pétition. Si la pétition reçoit un certain nombre de signatures, la procédure de vote de la loi est déclenchée. La loi est ensuite votée soit par les citoyens eux-mêmes (référendum), soit par des élus.
- Référendum : Vote direct d’une loi ou d’une constitution par les citoyens.
- Veto populaire : Possibilité pour les citoyens de s’opposer à une loi votée par ses représentants.
- Vote préférentiel : C’est, dans les scrutins de liste (élections municipales, régionales ou européennes), le droit pour les électeurs de modifier les n° d’ordre des candidats sur les listes fournies par les partis et de placer ainsi en position éligible les candidats de leur choix. En Italie, le 10.06.1991, par référendum d’initiative populaire national, les citoyens l’ont demandé et obtenu avec 95,5% des suffrages exprimés et une participation de 62,5%.
- Budget participatif : Élaboration et vote du budget local ou national par l’ensemble des citoyens dans le cadre de structures et de règles variant selon les pays. Cela peut aussi consister dans l’affectation de son impôt (ou d’une partie) à une ligne budgétaire précise.
III. Démocratie locale, nationale ou internationale : où doit-on décider ?
Par des délégations de pouvoir, les États attribuent plus ou moins d’autonomie au niveau local. Mais, ils sont eux-mêmes dépendants d’organisations internationales.
Dans les États unitaires, tous les citoyens sont soumis au même et unique pouvoir : un parlement, un gouvernement et un droit. C’est la forme d’État la plus répandue (Chine, Portugal, France, Thaïlande,…). L’État unitaire est souvent organisé en divisions territoriales liées à la décentralisation d’une partie du pouvoir central vers le niveau local (commune, région, département,…). Cette décentralisation du pouvoir vers le local peut être plus ou moins poussée.
Dans les États fédéraux, l’État est composé par un certain nombre d’entités dont le nom varie : États fédérés, cantons, länder,… qui ont les apparences d’un État (Constitution, Parlement, gouvernement, tribunaux) mais qui sont privés de la souveraineté externe et dont les compétences ne sont pas illimités car elles s’exercent dans le cadre des règles fixées par la Constitution de l’État fédéral. L’État fédéral peut ainsi être analysé comme une forme particulière de décentralisation. Les États fédéraux sont très nombreux (États-Unis, Suisse, Allemagne, Autriche, Inde, Canada, Australie, Brésil,…).
Il existe enfin des Organisations internationales qui ont reçu une partie du pouvoir des États nationaux : Union Européenne, O.N.U., O.M.C, O.T.A.N., A.S.E.A.N., T.P.I., Cour de Justice Internationale,…
IV. Parlement, gouvernement, président, élections, Internet,… : comment la démocratie doit-elle fonctionner ?
Un régime politique se caractérise en fonction de l’organisation et du fonctionnement des institutions politiques définis par la Constitution.
Dans un régime autoritaire, l’exécutif contrôle tous les pouvoirs et il est lui-même peu ou pas contrôlé. La liberté disparaît car elle est un obstacle à la mise en oeuvre de la politique définie par le pouvoir. Le pluralisme des opinions, de la presse, des partis, des syndicats est banni et l’opposition au pouvoir est interdite ou combattue. Il existe souvent un faux multipartisme pour se donner des apparences démocratiques… C’est le régime de 80% des pays de la planète : Chine, Algérie, Tunisie, Maroc, Corée du Nord, Iran, Birmanie, Congo, Syrie, Cuba, …
Dans un régime parlementaire, le gouvernement définit librement sa politique mais il ne peut la mettre en oeuvre et rester au pouvoir que s’il a la confiance du Parlement. Le Parlement peut ainsi renverser le gouvernement. La plupart du temps, l’exécutif comporte un chef de l’État et un cabinet (ou gouvernement) composé de l’ensemble des ministres. C’est le régime de la Grande-Bretagne, l’Allemagne, la France, l’Italie, le Japon,…
Dans un régime présidentiel, l’exécutif est indépendant du législatif. L’exécutif n’intervient pas dans la législation et en contrepartie le Parlement ne peut pas mettre en cause la responsabilité du chef de l’État ou de ses ministres. Les ministres sont uniquement des collaborateurs du chef de l’État qu’il nomme ou révoque pour exécuter sa politique. Le Chef de l’État est aux États-Unis le détenteur du pouvoir réglementaire (il est chargé de l’exécution des lois), le chef de l’administration fédérale, le chef des armées et le maître de la politique étrangère. C’est le régime des États-Unis, de la Russie, de nombreux pays d’Amérique latine, de la France (quand le parti du président détient la majorité à l’Assemblée nationale), …
Dans un régime d’assemblée, l’exécutif est une autorité subordonnée à une assemblée qui domine tous les autres pouvoirs. Il y a confusion des pouvoirs au profit du législatif. Ce régime existe rarement à l’état pur mais il se rapproche du régime français sous la IIIème et IVème République.
Les régimes s’appuient sur une administration pour mettre en oeuvre les lois et les politiques définies par l’exécutif et le législatif.
La désignation des gouvernants peut se faire par hérédité, cooptation, tirage au sort ou élection. L’élection se fait au suffrage restreint ou universel (tout le monde vote), scrutin direct (l’élu est désigné sans intermédiaire par les électeurs) ou indirect (collège électoral issu d’un premier scrutin), scrutin uninominal (un seul candidat) ou de liste (plusieurs candidats), scrutin majoritaire (celui qui a obtenu le plus de voix est élu) ou proportionnel.
A l’avenir, le fonctionnement des régimes politiques pourrait être de plus en plus bouleversé par l’avènement d’Internet. Ces changements renforceront la démocratie dans sa définition intiale : demos (peuple) cratos (gouvernement).
Voilà un billet informatif, si vous aimez la controverse, elle se trouve ici :
Manifeste pour une réforme constitutionnelle visant l’émergence d’une démocratie active
Les 7 familles du développement durable
Mon amie Florence Leray, en collaboration avec Alain Chauveau, vient de publier un livre sur les acteurs du développement durable. Ils sont regroupés en 7 familles d’où le titre du livre : Les 7 familles du développement durable publié par Presse Entreprises Formation & Conseil, juillet 2009.
Il s’agit d’un Who’s Who qui brosse le portrait des principaux acteurs français du développement durable et présente un annuaire des principaux responsables d’entreprises en charge de cette thématique.
Commander le livre sur Amazon…
Florence Leray est journaliste reporter. Elle a collaboré pour France 2 à l’émission Vu du Ciel avec Yann Arthus-Bertrand. Elle intervient régulièrement pour la rubrique Planète de VSD.
Voici quelques extraits :
Gilles-Eric Séralini, professeur en biologie moléculaire, spécialiste des effets des OGM et des pesticides sur la santé :
“L’homme peut s’en sortir même s’il fait partie des mammifères concernés par l’actuelle sixième grande extinction des espèces. En France et en Amérique du Nord, j’ai tenté de comprendre les causes de mystérieuses maladies qui progressent sournoisement : cancers, mutations génétiques, perturbations hormonales… L’ampleur du désastre m’est apparue : l’air, l’eau, la terre, les aliments et nos corps recèlent ces contaminants en les accumulant année après année, souvent plus durables que nous : résidus du pétrole, de plastiques, d’encres, des pesticides… Ils ont des effets combinés et à long terme. L’espèce humaine est en sursis : elle a perdu en 50 ans, 50% de la quantité et de la qualité des spermatozoïdes”.
Bettina Laville, avocate et présidente d’honneur du Comité 21 :
“Avec l’affluence des réfugiés climatiques, nous allons être obligé de regarder d’un autre œil les émigrés classiques. Nous devons réinventer des politiques de solidarité qui ne soient plus des politiques d’assistance. Nous fonctionnons encore à partir des valeurs humanistes qui sont celles des Lumières : aujourd’hui, nous devons construire un nouvel humanisme, celui de la biosphère”.
Dominique Bourg, philosophe et professeur à l’Institut de politiques territoriales et d’environnement humain :
“Nous sommes déjà dans un changement de civilisation. Je suis inquiet : la catastrophe écologique est plus grave et va plus vite qu’on le croyait”.
Albert Jacquard, professeur en humanistique :
“Je suis les liens que je tisse”.
“Il faudrait opter pour l’énergie du soleil, une formidable centrale nucléaire qui produit 1,3 kW/m², et mettre en orbite géostationnaire des cellules photovoltaïques sur des km² qui transformeraient les photons du soleil en kW, récupérées ensuite dans des centrales. Un projet très cher, certes, mais possible si toutes les nations coopèrent. Nous y arriverons si demain, l’école forme des esprits coopératifs, et non plus uniquement compétitifs”.
Jean-Louis Borloo, ministre de l’écologie :
“Nous nous situons déjà dans le scénario le plus pessimiste élaboré par les scientifiques du GIEC. La vraie question n’est plus celle de savoir combien cela coûtera de faire la révolution écologique mais plutôt de savoir combien cela coûtera de ne rien faire. Le coût de l’inaction est vingt fois plus élevé que le coût de l’adaptation”.




