Le réchauffement climatique vu par Vincent Courtillot
Pour alimenter le débat entre les tracteurs et les détracteurs du réchauffement climatique, je vous livre une vidéo trouvée par hasard en lisant un article sur Slate.fr . Je ne sais pas si Vincent Courtillot est reconnu par ses pairs. A vous de le dire dans les commentaires.
Florence Leray, mon amie journaliste “climato-alarmiste” à qui j’ai demandé de réagir sur ce billet, m’annonce la sortie fin mars d’un livre sur les négationnistes climatiques. Tout comme Véronique Anger, j’espère que ce livre ne va pas alimenter une guerre de religions avec les bons croyants et les méchants hérétiques.
Cela dit, le thème du réchauffement climatique est aujourd’hui bien plus qu’une question scientifique. C’est devenu une vraie question politique, un choix de société, une confrontation politique entre ceux qui veulent changer le monde et ceux qui veulent qu’il reste comme il est. S’agit-il d’une résistance au changement parce qu’on n’aime pas le changement ou parce qu’il est inutile ?
Quatre idées me viennent :
- Est-ce que 1% de sceptiques peuvent avoir raison contre 99% d’alarmistes. Cela me fait penser aux “predictions markets” et à l’intuition collective. Ce n’est pas très scientifique mais cela a fait ses preuves dans d’autres domaines.
- D’un point de vue politique, de choix de société et écologique, il me semble qu’il faut réduire le CO2 pour réduire la pollution (réchauffement climatique ou pas) et ce d’autant plus qu’on a passé le pic pétrolier (offre de pétrole inférieure à la demande),
- En droit, quand il y a un faisceau de présomptions, cela équivaut à une preuve. Est-ce que ce n’est pas le cas pour le réchauffement climatique que cela soit ou non prouvé scientifiquement ?
- Est-ce que le principe de précaution ne doit pas s’appliquer quand autant de scientifiques convergent dans le même sens ? Même s’ils ont tous torts !!?
Demain, je ne sais pas quelle sera ma position puisque je suis l’inverse d’un dogmatique. J’écoute, je réfléchis et je suis prêt à changer d’idées. Je ne suis pas pollué par une vision politique ou mystique de la question. Je veux juste comprendre. Pour l’instant, voici ma position, ma conviction du moment :
- Vincent Courtillot et le chercheur du CNRS sur la vidéo de TV5 Monde m’ont convaincu. Le réchauffement climatique n’est pas prouvé scientifiquement (c’est-à-dire au sens premier du terme) mais il pourrait l’être dans une centaine d’années, probablement a posteriori … quand ce sera trop tard ! Évidemment, si on affirme ça publiquement, le sommet de Copenhague sera le premier échec d’une longue série. A vrai dire, en l’absence de gouvernance mondiale, je vois mal comment on pourrait réussir à court terme…
- Les 4 idées énoncées ci-dessus (que vous pouvez enrichir dans les commentaires) à savoir intuition collective, faisceau de présomptions, pic pétrolier et principe de précaution me font penser qu’il faut faire comme si le réchauffement climatique était prouvé scientifiquement !
- On a tout à gagner dans une perspective de développement durable (moins de pollution en particulier) à jouer la carte de la lutte contre le réchauffement climatique.
- Si le réchauffement climatique n’est pas prouvé scientifiquement, Vincent Courtillot & Co ne démontrent pas qu’il n’aura pas lieu. Et ce, d’autant plus, que d’après le chercheur du CNRS sur la vidéo de TV5 Monde, la climatologie n’est pas une science. En résumé, si on suit ce raisonnement, on ne peut rien démontrer ni dans un sens, ni dans l’autre donc le réchauffement climatique est possible ! Sur la base de l’intuition collective, on peut même penser qu’il y a 99% de chances qu’il arrive.
- Si on se trompe et qu’il n’y a pas de réchauffement, qu’est-ce qu’on aura perdu ? L’ancien monde pollué au Co2 ? Nos voitures rouleront à l’hydrogène au lieu du pétrole, et alors ? Des entreprises pétrolières vont disparaître, d’autres vont naître : c’est la vie ! Finalement, on est à la fois dans de la résistance au changement (je veux garder le monde comme il est) et de la gestion des risques (risk management = probabilité que le non changement provoque une catastrophe).
- Si on réfléchit “un peu”, on doit trouver un moyen d’évoluer sans créer de cataclysme économique. Le savoir-réfléchir est la compétence clé du 3ème millénaire mais est-ce qu’on saura la mettre en oeuvre au début du millénaire ou à la fin, that is the question!
- Tout comme Véronique Anger, je trouve déplorable que cette question du réchauffement climatique à la fois politique et environnementale se transforme en guerre de religions. On doit laisser les “conservateurs”, les “opposants”, les “sceptiques” (peu importe le nom qu’on leur donne) s’exprimer sans les harceler telle l’inquisition. C’est le principe même de la démocratie qui est en jeu !
Terre TV, première Web TV sur l’environnement et le développement durable
Terre TV est la première Web TV sur l’environnement et le développement durable. Terre.tv met le respect de l’environnement en images avec des débats, des reportages et des interviews de ses invités de marque. Il y a un groupe Facebook que je vous invite à rejoindre :
http://www.facebook.com/group.php?gid=45958551602
Voici une vidéo pour découvrir cette WebTV : Le climat à Paris en 2070, c’est … very hot !
Dirigeants américains et changement climatique
A lire sur Yahoo News :
Les P-DG américains ne réfutent plus le changement climatique
Extraits :
“Les membres du Business Council, un groupe de dirigeants des 120 premières compagnies américaines, ont profondément changé leur point du vue sur le changement climatique [...]. Aucun des membres n’a remis en question l’existence du changement climatique. [...] …au sein de cette instance, la discussion peut se résumer ainsi : Le changement climatique est une réalité, il pose des défis majeurs et l’humanité devra faire un effort pour répondre à ces défis.”
Good news ! Ils ont pris conscience de… maintenant, il faut juste passer de la prise de conscience au plan d’action puis à sa mise en œuvre. Quand ?
Est-ce que le Vert est dans le fruit ?
Dans son dernier livre, Véronique Anger, journaliste et écrivain, dénonce les “écolomaniaques” qui portent atteinte à la liberté de pensée et d’expression. “La dernière Croisade. Des Ecolos … aux Ecolomaniaques !” sortira en librairie le 24 novembre 2009 aux éditions L’Arganier – Collection Pertinences. Cliquez ici pour le commander sur Amazon…
Il y aurait une sorte de ministère de la propagande et de la désinformation veillant à ce que toute personne contestant les théories scientifiques des écolo-alarmistes soit neutralisée rapidement. Claude Allègre fit ainsi l’objet d’un lynchage médiatique en réaction à son article publié dans L’Express en octobre 2006 et dans lequel il osait émettre des doutes sur les causes profondes du réchauffement climatique.
Ce livre a pour objectif de faire résonner/raisonner les idées !
Le résumé
« Au diable les apôtres de l’Apocalypse qui assènent, décrètent, menacent, dénoncent et nous promettent la fin du monde parce que nous avons péché ! Aux piloris tous ces prophètes de malheur et leur rengaine moralisatrice ! Aux oubliettes les prédicateurs climatologiquement corrects et leurs prêches catastrophistes ! Non contents de nous culpabiliser, ces Cassandre démotivent nos jeunes en distillant dans les esprits la peur écologique.
Quelqu’un se devait de dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas. Sociologues, anthropologues, philosophes, théologiens et autres spécialistes « légitimes » se réfugient dans un silence inquiétant face à la montée de ce qui ressemble de plus en plus à l’émergence d’une nouvelle religion intolérante. Depuis la nuit des Temps, l’être humain n’en finit pas de s’interroger sur son origine, sa raison d’être ou sa finalité. Son ignorance à peu près complète des secrets de l’univers a de quoi rendre nerveux…
Troisième millénaire ou non, chez le petit peuple comme dans l’élite intellectuelle, les terreurs collectives irrationnelles ont encore de beaux jours devant elles. De même que l’illusion récurrente de pouvoir sauver l’humanité en sacrifiant quelques victimes. Il serait sage de ne pas l’oublier…».
Doit-on accepter, sous prétexte de bonnes intentions, un nouveau dogme religieux ? A qui profite cette écolomania ? Telles sont les questions posées par Véronique Anger.
Avec une rafraîchissante impertinence, l’auteur harangue le public dans le pur style des essais anglo-saxons. Elle incite le lecteur à réfléchir et à prendre du recul vis-à-vis de l’écolomania qui s’apparente, selon elle, de plus en plus à une croisade des Temps modernes.
Sommaire
AVANT-PROPOS : LE « VERT » EST DANS LE FRUIT…
AU DIABLE LES PROPHETES DE L’APOCALYPSE !
Epidémie d’écolomania – Une vérité qui dérange, une vérité absolue ? – Les sceptiques contre l’intégrisme écologique – Le « gros bon sens » inuit – Les dangers du climatologiquement correct – Convertir le « bon sauvage » – Une urgence planétaire – La chasse aux sorcières est ouverte.
LA VERITE EST AILLEURS…
D’autres pistes pour expliquer le réchauffement ? – Le soleil, la mer et les nuages – Un dialogue de sourds – Energies « propres » combien ça coûte ? – Un projet tué dans l’œuf… – Scier la branche…- A qui profite la pile à hydrogène ? – La voiture électrique ne date pas d’hier… -
LE CLIMATOLOGIQUEMENT CORRECT, PAROLE D’EVANGILE ?
L’enfer est pavé de bonnes intentions – Catéchèse obligatoire – La vie devant soi…- Un juste châtiment – La colère des dieux – Pensée magique et bouc-émissaire – Une question d’ordre public – L’évangélisation des foules – Al Gore sait ce qui est bon pour nous… – Une véritable profession de Foi – Paris vaut bien une messe… – Un Grenelle Environnement.
LA POUTRE DANS TON ŒIL…
Du pétrole, mais pas beaucoup d’idées… – Mauvaise Foi ? – Boire la coupe jusqu’à la lie – Taxe carbone : une usine à gaz… – Quand « le maître du rite déchaîne les monstres »… – Les marchands du Temple et le filon du « vert » – Une arme de « manipulation massive » – Diviser pour régner – Un acte de contrition parfait – Des remèdes pires que le mal ? – Vers la manipulation climatique – Le syndrome de l’enfant-roi.
CONCLUSION : PARDONNEZ-NOUS CAR NOUS AVONS PECHE…
Au loup ! ou l’arbre qui cache la forêt – La « faim » du monde – Pardonnez-nous car nous avons péché… – « L’improbable n’est pas certain » – Ecologie et lutte contre la pauvreté, c’est possible – De plus en plus d’initiatives voient le jour – Le sens de la vie ?
Biographie de l’auteur
Véronique Anger-de Friberg, journaliste et écrivain française installée au Canada. Fondatrice et rédactrice en chef de la publication en ligne Les Di@logues Stratégiques. Auteur d’une dizaine d’ouvrages dont : Les Di@logues Stratégiques. Mieux comprendre la complexité et l’évolution du monde préfacé par le scientifique Joël de Rosnay (Des idées et des Hommes, 2007), Scandales à l’Elysée. Des réseaux mafieux corses à l’international terrorisme, de l’affaire des plombiers aux otages du Liban avec Robert Montoya (JM Laffont éditeur, 2004).
Une vidéo de l’auteur présentant son livre
Les 7 familles du développement durable
Mon amie Florence Leray, en collaboration avec Alain Chauveau, vient de publier un livre sur les acteurs du développement durable. Ils sont regroupés en 7 familles d’où le titre du livre : Les 7 familles du développement durable publié par Presse Entreprises Formation & Conseil, juillet 2009.
Il s’agit d’un Who’s Who qui brosse le portrait des principaux acteurs français du développement durable et présente un annuaire des principaux responsables d’entreprises en charge de cette thématique.
Commander le livre sur Amazon…
Florence Leray est journaliste reporter. Elle a collaboré pour France 2 à l’émission Vu du Ciel avec Yann Arthus-Bertrand. Elle intervient régulièrement pour la rubrique Planète de VSD.
Voici quelques extraits :
Gilles-Eric Séralini, professeur en biologie moléculaire, spécialiste des effets des OGM et des pesticides sur la santé :
“L’homme peut s’en sortir même s’il fait partie des mammifères concernés par l’actuelle sixième grande extinction des espèces. En France et en Amérique du Nord, j’ai tenté de comprendre les causes de mystérieuses maladies qui progressent sournoisement : cancers, mutations génétiques, perturbations hormonales… L’ampleur du désastre m’est apparue : l’air, l’eau, la terre, les aliments et nos corps recèlent ces contaminants en les accumulant année après année, souvent plus durables que nous : résidus du pétrole, de plastiques, d’encres, des pesticides… Ils ont des effets combinés et à long terme. L’espèce humaine est en sursis : elle a perdu en 50 ans, 50% de la quantité et de la qualité des spermatozoïdes”.
Bettina Laville, avocate et présidente d’honneur du Comité 21 :
“Avec l’affluence des réfugiés climatiques, nous allons être obligé de regarder d’un autre œil les émigrés classiques. Nous devons réinventer des politiques de solidarité qui ne soient plus des politiques d’assistance. Nous fonctionnons encore à partir des valeurs humanistes qui sont celles des Lumières : aujourd’hui, nous devons construire un nouvel humanisme, celui de la biosphère”.
Dominique Bourg, philosophe et professeur à l’Institut de politiques territoriales et d’environnement humain :
“Nous sommes déjà dans un changement de civilisation. Je suis inquiet : la catastrophe écologique est plus grave et va plus vite qu’on le croyait”.
Albert Jacquard, professeur en humanistique :
“Je suis les liens que je tisse”.
“Il faudrait opter pour l’énergie du soleil, une formidable centrale nucléaire qui produit 1,3 kW/m², et mettre en orbite géostationnaire des cellules photovoltaïques sur des km² qui transformeraient les photons du soleil en kW, récupérées ensuite dans des centrales. Un projet très cher, certes, mais possible si toutes les nations coopèrent. Nous y arriverons si demain, l’école forme des esprits coopératifs, et non plus uniquement compétitifs”.
Jean-Louis Borloo, ministre de l’écologie :
“Nous nous situons déjà dans le scénario le plus pessimiste élaboré par les scientifiques du GIEC. La vraie question n’est plus celle de savoir combien cela coûtera de faire la révolution écologique mais plutôt de savoir combien cela coûtera de ne rien faire. Le coût de l’inaction est vingt fois plus élevé que le coût de l’adaptation”.
Welcome HOME!
HOME est le nouveau film de Yann Arthus-Bertrand. Nous vivons une période cruciale. Les scientifiques nous disent que nous avons 10 ans pour changer nos modes de vie, éviter d’épuiser les ressources naturelles et empêcher une évolution catastrophique du climat de la Terre.
Il est possible de voir ce film sur Youtube et au cinéma :
http://www.youtube.com/homeprojectfr
Comme je l’ai indiqué en ouverture de ce blog le 3 mars dernier, j’ai ouvert ce blog pour parler de tout ce que je veux et en particulier des évolutions de la société. Pour l’instant, si vous regardez mes précédents billets, vous verrez que j’ai eu du mal ! HOME me donne l’occasion d’ouvrir vraiment le bal.
Mes 2 autres blogs sont ici :
Mes remarques sur le film de Yann :
1- Un grand bravo pour ce film socialement engagé qui a pour but de servir l’intérêt général.
2- Un très beau film, peut-être trop. Tout est beau même le laid.
3- Le film est tourné comme un clip. Les images s’enchaînent très vite. La question de la fonte de l’Arctique est abordée en 40 secondes. Difficile de comprendre vraiment la réalité du problème. Le 9 mars 2009, j’ai regardé sur Radio-Canada un reportage d’une heure sur l’Arctique. C’est plus pédagogique et moins superficiel. Du coup, c’est un film qui fait peur mais sans qu’on comprenne vraiment les fondements scientifiques. J’ai trouvé en librairie un livre vendu près de 20 euros qui reprend le contenu du film et explique en profondeur. Mais qui lira ?
4- Un détail certes … mais la voix monocorde de Yann est soporifique, j’ai failli m’endormir. Ma mère s’est vraiment endormie. Dommage, il faut que j’aille lui acheter le DVD maintenant !
En conclusion, ce film est un bon hors d’oeuvre. A voir absolument. Mais, il faut voir d’autres films et livres sur le même sujet pour avoir l’estomac plein…




